Daniel Spagnou : à-Dieu. L’hommage du diocèse par le père Christophe Disdier-Chave
Daniel Spagnou s’est éteint lundi 31 août 2026 à l’âge de 85 ans. À la tête de la ville de Sisteron durant 43 ans, il fut également député des Alpes de Haute-Provence, conseiller général et régional, président de l’association départementale des maires et de la communauté de communes Sisteronais-Buëch.
Le diocèse lui rend hommage par la voie du père Christophe Disdier-Chave :
Daniel Spagnou vient de fermer les yeux sur cette terre, cette terre des Basses Alpes qu’il a aimée viscéralement, que ce soit la vallée de l’Ubaye, puis Sisteron. Cet homme avait la passion de l’engagement, le sens du service et du bien commun d’où son engagement dans la vie politique. Le mandat qu’il a le plus aimé et dont il était le plus fier était celui de maire.
Il a été à la tête de la ville de Sisteron pendant 43 ans. Sous son impulsion la ville a connu un formidable et spectaculaire dynamisme économique, social et culturel. Daniel Spagnou avait fait don de sa personne à sa ville. Combien de fois, le matin dès 7h, depuis l’ancien presbytère, je voyais son bureau allumé et Monsieur Spagnou au travail. Il n’a compté ni son temps, ni son énergie au service de ses concitoyens.
Cet engagement sans faille lui a valu d’être élu président des maires du 04, mandat qu’il devait quitter cet automne. Mais il a été également conseiller départemental, régional et député. Daniel Spagnou n’a jamais caché la foi qui était la sienne, tout en étant respectueux de la laïcité dans le cadre de ses fonctions. Il participait à la messe dominicale, plutôt au fond de l’église, au milieu de tout le monde.
Pendant de longues années, il a également participé au pèlerinage diocésain à Lourdes comme hospitalier. Là, ce n’était ni Monsieur le Maire, ni Monsieur le Député, ni Monsieur Spagnou, mais Daniel, serviteur parmi les serviteurs des plus petits et des plus fragiles.
C’était un homme chaleureux, accueillant, cherchant toujours à rendre service et à aider. Avec ses qualités et ses défauts, comme chacun de nous, il a toujours cherché à servir le bien commun, en citoyen profondément engagé, mais aussi en chrétien fidèle à ses convictions. Pour lui, le service et l’engagement étaient des prolongements naturels de sa foi en Jésus, « venu non pour être servi mais pour servir ».
Merci cher Monsieur Spagnou, que le Seigneur vous accueille dans sa lumière et sa paix.
Père Christophe Disdier-Chave

